Un ballon-sonde, des images magnifiques et beaucoup d’enthousiasme
Le projet de ballon-sonde mené avec les élèves du collège Clémence Royer a été une très belle aventure scientifique et collective.
Pendant plusieurs mois, les élèves ont préparé le lancement, découvert les principes physiques en jeu, suivi les étapes techniques du projet et participé à une expérience concrète, bien loin d’un simple cours de sciences. Le jour du lancement, l’enthousiasme était palpable : voir le ballon s’élever dans le ciel, suivre sa trajectoire, attendre les données, perdre la trace de la nacelle après son amerrissage, puis la retrouver grâce à la SNSM de Palavas, avant de découvrir enfin les images et les mesures… Tout cela a constitué un moment fort pour toutes et tous.
Les photos obtenues sont remarquables. Elles montrent la Terre vue depuis les hautes couches de l’atmosphère, la courbure de l’horizon — et oui la Terre est ronde —, la lumière, les nuages, l’eau qui gèle, l’éthanol non… le contraste entre notre planète et le noir de l’espace. Ces images disent à elles seules la beauté du projet : faire toucher du doigt aux élèves la puissance des sciences, leur capacité à nous faire voir le monde autrement.
Au-delà de la réussite technique, ce ballon-sonde a permis de faire vivre une vraie démarche scientifique : imaginer, construire, tester, lancer, mesurer, récupérer, analyser. Les élèves ont pu comprendre que les sciences ne sont pas seulement des formules ou des exercices, mais aussi une aventure faite de curiosité, d’essais, de coopération et d’émerveillement.
Ce projet a été porté par les professeur·es du collège Clémence Royer — Mylène DaSilva et Pascale Iche en Mathématiques, Benoit Faure en Sciences de la Vie et de la Terre, Nathalie Terrisse en Technologie, Alexis Deloffre et Sophie Atger en Sciences Physiques — avec l’appui de doctorants très investis, notamment Alexandre Koulechoff, du département de physique de la Faculté des sciences de Montpellier, de l’IRES et de la préparation au CAPES de physique, qui a contribué au financement. Boris Chenaud a accompagné et coordonné l’ensemble du projet avec la conviction que les sciences gagnent à être partagées, vécues et mises entre les mains des élèves.
Un grand merci également à la SNSM de Palavas-les-Flots, dont l’aide et le soutien ont été précieuses pour récupérer la nacelle, le matériel, les images et les données de l’expérience après l’amerrissage.
Cette expérience restera sans doute longtemps dans la mémoire des jeunes qui y ont participé. Elle montre combien un projet scientifique concret peut susciter l’envie d’apprendre, donner confiance, créer du collectif et ouvrir l’imaginaire.
Ce projet rappelle une conviction simple et ambitieuse : faire vivre les sciences, les partager avec les jeunes, leur donner le goût de comprendre le monde, c’est aussi une manière essentielle de faire société. Il faut continuer sur cette voie.






